APPRENTISSAGE

Par admin • 3 déc, 2009 • Catégorie: IAÏDO au kido-kan 1er MARDI du mois

L’essentiel de la pratique de l’iaidō consiste en l’apprentissage et l’exécution de kata, séquences de mouvements précis, s’exécutant la plupart du temps seul et correspondant à un scénario. Certaines écoles proposent des séries de kata à deux. Ces formes constituent autant de supports à l’enseignement et permettent la transmission de l’ensemble des techniques d’une école.

Les katas se composent à la base des quatre mêmes étapes :

  • dégainé et première coupe (nukitsuke ou nukiuchi)
  • coupe principale (kiri oroshi)
  • nettoyage de la lame (chiburi)
  • rangement de la lame dans le fourreau (notō)

On distingue aussi une partie importante propre à de nombreux kata : Furikabuto, l’action de « brandir le sabre ».

De nombreuses variantes, coupes, frappes d’estoc, frappes avec la poignée du sabre, sont ajoutés dans certains kata. Les kata démarrent soit debout (tachi iai), soit à genoux au sol (seiza), soit dans une position avec un seul genou au sol (tate hiza).

Ces kata doivent être « habités » par le pratiquant, et induisent des notions fondamentales propres à tous les budo :

  • Zanshin : la vigilance active. Le ressenti, la perception de l’environnement.
  • Seme : la menace, construction de l’attitude exprimant la capacité de réaction instantanée.
  • Metsuke : le regard global, non focalisé, perception visuelle large.

L’entraînement au iaidō peut se qualifier de pratique individuelle – collective.

Individuelle, car sans partenaire direct, hormis dans la situation virtuelle du kata. Intellectuellement, c’est principalement un travail approfondi sur la concentration. Physiquement, sous des aspects souvent calmes, l’entraînement – surtout pour les départs en seiza (à genoux) ou tate hiza (un genou au sol, assis sur le talon de la même jambe) – fait intervenir des muscles puissant des jambes – fessiers, adducteurs, psoas iliaque, jumeaux, isquiaux-jambiers, gourmands en énergie, ainsi que toute la ceinture abdominale, à partir de positions en flexion maximum, fourni un effort propre à l’endurance et la puissance (force-vitesse). Cette pratique bien menée ne provoque aucun traumatisme, et peut se poursuivre sans problème jusqu’à un âge avancé, avec toutefois une réserve pour les genoux. On note en effet que certaines écoles exigent le port de protections type genouillères, lors de la pratique des kata notamment.

Collective, car l’exercice d’apprentissage demande un rythme spécifique pour chaque niveau d’étude et pour chaque école. Ce rythme, ce déploiement collectif d’énergie, appelé Ki awase, porte le pratiquant, bien au-delà du stade où il aurait arrêté s’il était seul. De plus, l’exercice consistant à suivre exactement le rythme du professeur ou d’un élève avancé, fait partie de l’étude dans l’objectif de la mise en harmonie instantanée indispensable lors d’un duel (i – unité, ai – harmonie).

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