1987 à AUJOURD’HUI

C’est ainsi que la pratique devient :
– Un art de vivre
– Une philosophie
– Une technique de combat
La pratique apporte
- détente et souplesse
- développement des réflexes
- entretien physique et des conflits
- maîtrise de soi
- gestion du stress
- harmonie
- meilleure concentration
- confiance en soi
- gestion de l’espace
- coordination motrice
I) ZEN ET ARTS MARTIAUX
Dans le budo, la notion de sutemi est très importante. Sute : abandon. Mi: corps. Cela signifie donc “jeter le corps, abandonner le corps”. Cela est vrai non seulement dans le judo, mais dans tous les arts martiaux.
Il y a de nombreuses écoles en kendo ou tout y est sutemi, action d’abandonner le corps.
L’action d’abandonner, laisser tomber le corps, d’oublier l’égo, de suivre seulement le système cosmique. On abandonne les attachements, les désirs personnels, l’égo. On dirige l’égo objectivement. Il faut se concentrer “ici et maintenant” , ne pas économiser d’énergie: “tout doit provenir d’ici et maintenant”. On meut son corps naturellement, automatiquement, inconsciemment, sans conscience personnelle. Alors que si nous utilisons notre pensée, action et comportement deviennent lents, hésitants. Dans le budo, la conscience et l’action doivent toujours être unité ……….à suivre (infos zen et arts martiaux)
II) REFLEXIONS
-
Ne t’agrippe pas à ton shinaï, Relâche tes épaules, tu mets trop de force dans tes uchi… et la liste n’est pas limitative, que de fois nos sensei nous ont-ils prodigués ces conseils !
L’une des raisons est que nous transportons au dojo les soucis du monde extérieur, nous dirons du monde ” profane ” nous n’arrivons pas à nous relâcher, à lâcher prise.
Sur le chemin qui mène au dojo, faite le vide, laissez-vous envahir par une vacuité bienfaitrice, imagine-t-on remplir un verre s’il est déjà plein ? Videz le superflu de votre être pour laisser de la place à l’enseignement qui va vous être dispensé. Préparez vous , arrivez détaché au dojo, les épaules seront moins crispées, le shinaï sera plus léger et vous aurez une plus grande disponibilité.
- Le kensen du shinai est maintenu pointé à la hauteur du tsuki dare du casque de l’adversaire par la prise des deux mains sur la poignée du shinai. La main gauche est fermée sur l’extrémité de la tsuka à une distance d’environ un poing de la région du nombril, la main droite tient la poignée près de la tsuba.
- L’orientation générale de la prise des mains est donnée par le fait que, doigts dirigés vers le bas, les fourches formées par le pouce et l’index de chaque main qui vont se trouver “ à cheval ” sur le dessus de la poignée, sont en ligne l’une et l’autre avec le fil, tsuru, du shinai.
- Le petit doigt de la main gauche crochète l’extrémité de la poignée, tsuka gashira, qui vient se loger contre l’éminence hypothénar de la main (le bout de la tsuka ne doit pas dépasser de la main).
- Petit doigt, annulaire, médius de la main gauche entourent la tsuka et la pressent fermement contre la paume en tournant vers l’intérieur, de telle façon que les ongles soient orientés vers le bas. Index et pouce gauches, sans laisser d’intervalle avec la tsuka, se rejoignent et assurent un crochetage sans crispation.
La saisie du petit doigt, annulaire, médius de la main droite sur la tsuka est semblable à celle de la main gauche sans qu’une pression trop forte ne crispe l’avant-bras. L’index et le pouce droits assurent un bon crochetage ; l’angle formé par la première et la deuxième phalange de l’index est dirigé vers l’avant, très proche, ou même contre la tsuba.
- Moto n’est pas passif , ni physiquement, ni mentalement.
- Moto utilise son travail : pour consolider sa garde : les jambes sont solidement écartées, le ventre poussé vers l’avant et le bas, le dos dressé, les épaules relaxées, la tête solide. La garde chudan est la plus parfaite possible. Il couvre le kiai adverse par son propre kiai ou son ki-seme. Il réagit vite et laisse le passage à kakari.
Dans les techniques comme kote-men, il recule clairement d’un pas et offre des cibles claires. - Moto peut améliorer son éducation sensorielle ainsi :
Il suit le shinai de l’adversaire, évalue la qualité de son impact, de sa posture physique et mentale et la valeur de sa technique. Il réfléchit alors à ses propres techniques.
Il exige un mouvement parfait de lui-même et de l’autre. Il termine ses techniques par un zanshin de haute qualité.
Dès que possible il vérifie au miroir son chudan no kamae : placement des pieds, des hanches, des mains…


Code moral arts martiaux
Créé en 1985 par Bernard Midan, sur la base du code d’honneur et de morale du collège national des ceintures noires proposé par Jazarin sur la base du texte de Nitobe.
- La politesse, c’est le respect d’autrui
- Le courage, c’est faire ce qui est juste
- La sincérité, c’est s’exprimer sans déguiser sa pensée
- L’honneur, c’est être fidèle à la parole donnée
- La modestie, c’est parler de soi-même sans orgueil
- Le respect, sans respect aucune confiance ne peut naître
- Le contrôle de soi, c’est savoir taire sa colère
- L’amitié, c’est le plus pur des sentiments humains.

FLORIAN, MARC, RODOLPHE, THOMAS, FRANCIS étaient présents et ont participé au stage à Bruxelles



