I) ZEN ET ARTS MARTIAUX
Dans le budo, la notion de sutemi est très importante. Sute : abandon. Mi: corps. Cela signifie donc “jeter le corps, abandonner le corps”. Cela est vrai non seulement dans le judo, mais dans tous les arts martiaux.
Il y a de nombreuses écoles en kendo ou tout y est sutemi, action d’abandonner le corps.
L’action d’abandonner, laisser tomber le corps, d’oublier l’égo, de suivre seulement le système cosmique. On abandonne les attachements, les désirs personnels, l’égo. On dirige l’égo objectivement. Il faut se concentrer “ici et maintenant” , ne pas économiser d’énergie: “tout doit provenir d’ici et maintenant”. On meut son corps naturellement, automatiquement, inconsciemment, sans conscience personnelle. Alors que si nous utilisons notre pensée, action et comportement deviennent lents, hésitants. Dans le budo, la conscience et l’action doivent toujours être unité ……….à suivre (infos zen et arts martiaux)
II) REFLEXIONS
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Ne t’agrippe pas à ton shinaï, Relâche tes épaules, tu mets trop de force dans tes uchi… et la liste n’est pas limitative, que de fois nos sensei nous ont-ils prodigués ces conseils !
L’une des raisons est que nous transportons au dojo les soucis du monde extérieur, nous dirons du monde ” profane ” nous n’arrivons pas à nous relâcher, à lâcher prise.
Sur le chemin qui mène au dojo, faite le vide, laissez-vous envahir par une vacuité bienfaitrice, imagine-t-on remplir un verre s’il est déjà plein ? Videz le superflu de votre être pour laisser de la place à l’enseignement qui va vous être dispensé. Préparez vous , arrivez détaché au dojo, les épaules seront moins crispées, le shinaï sera plus léger et vous aurez une plus grande disponibilité.
FLORIAN, MARC, RODOLPHE, THOMAS, FRANCIS étaient présents et ont participé au stage à Bruxelles
Vendredi 20 avril 2012 à Friville Escarbotin
Geiko de Bienvenue
18h00 : Porte ouverte – 18h30 : au dojo rue Arago 80130 Friville Escarbotin
TELECHARGEZ LE DOSSIER D’INSCRIPTION + PROGRAMME COMPLET
Samedi 21 avril 2012 à Feuquières en vimeu 80210
salle des sports, rue du stade
Stage gratuit et ouvert à tous !
Programme :
8h30 : ouverture des portes
9h15 : Cérémonie d’accueil
9h30 : Début des cours
12h00 à 13h30 : pause déjeuner
13h30 : reprise des cours
17h00 : fin du stage – remerciements
SAYONARA PARTY à 19h30 à la Résidence Joseph Petit, place Adéodat Gilson, 80130 Friville Escarbotin
AU DÔJÔ KIDO-KAN F.E.B.
Ne quittez pas le dôjô pendant la pratique, sauf en cas de blessure ou de malaise, et dans tous les cas, avertissez-en le professeur.
Si pour une raison ou pour une autre vous devez absolument poser une question au professeur, allez vers lui, ne l’appelez jamais : saluez-le avec respect et attendez qu’il soit disponible. Un salut debout suffit dans ce cas.
Quand le professeur vous montre un mouvement en particulier pendant le cours, regardez attentivement. Saluez-le lorsqu’il a terminé.
Respectez les pratiquants les plus gradés, et d’une façon générale ceux qui sont manifestement plus âgés que vous.
Ne discutez jamais à propos de technique et n’entrez jamais en polémiques.
En règle générale, abstenez-vous de corriger qui que ce soit si vous n’avez pas atteint le niveau de Yudan-sha (ceinture noire).
Ne bloquez jamais le mouvement de votre partenaire, quel que soit son niveau : c’est contraire à l’esprit d’entraide mutuelle dans la recherche et l’apprentissage, c’est une source de frustration qui peut faire naître des émotions négatives, enfin ce peut même être dangereux pour vous en provoquant des réactions que vous ne pourriez contrôler. Dans le Dojo l’apprentissage de l’art ne passe de toute façon que très peu par la parole …
Ne vous prélassez jamais avant, pendant ou après le cours : il est réservé à l’étude.
CEREMONIE DES VŒUX
Le “Kagami-Biraki” ou “Kagami-Biraki-Shiki” était l’une des principales cérémonies durant les fêtes du nouvel an dans le Japon ancien. De nos jours, il est toujours pratiqué dans certains Dojo traditionnels et a lieu le 11 janvier au Japon.
La cérémonie annuelle des vœux Kagami Biraki est une réunion des pratiquants pour une cérémonie qui doit faire prendre conscience de l’éthique et de la tradition des Bugei / Bu-jutsu. Dans certains Dojo traditionnels la période du nouvel an, Kagami Biraki peut ressembler à un nettoyage de printemps autant matériel que spirituel. Les Dojo sont nettoyés, repeints, arrangés, il peut aussi y avoir une cérémonie de purification. Du sel est alors jeté dans le Dojo à titre de symbole de pureté, bonté et vertu, il est ensuite balayé emportant avec lui toutes les impuretés matérielles et spirituelles du passé. Le Kagami Biraki marque la fin des festivités du nouvel an Shogatsu qui sont au Japon les plus importantes de l’année. Des décorations sont aussi placées dans le Dojo, des gâteaux de riz sucrés placés en tas de plus en plus petits avec une nikan (mandarine) au sommet sont placés au Kamiza. Ces confiseries appelés kagami Mochi symbolisent la bonne fortune et l’abondance. Leurs noms ont donné la première moitié du nom de la cérémonie tandis que leurs ouvertures Riraiki afin de les consommer en a fourni la seconde moitié. Les morceaux sont généralement dégustés en les trempant dans une pâte de haricots rouges sucrés. Le kakami Biraki est aussi un moment d’échange de cadeaux, une rencontre conviviale et de dégustation de mets.
Le KAGAMI BIRAKI qui signifie « ouvrir le miroir » est donc une cérémonie traditionnelle japonaise pour le nouvel an et était à l’origine un des rites qui ponctuaient l’année dans les familles de bushi (guerriers) et avait lieu le 20 janvier. Les Samurai ouvraient le coffre qui renfermait les attributs de leur appartenance à la classe des guerriers (armure, casque, armes) et les déployaient. Mais le 20 janvier 1651 le shogun Tokugawa Iemitsu, troisième de la lignée des Shogun Tokugawa décède. On changea alors en 1652 la date de la cérémonie pour qu ’elle ne corresponde pas à l’anniversaire de sa mort. On la fixa alors au 11 janvier, l’associant à un autre rite, le KURA-BIRAKI. Le KURA étant le grenier à riz, il sagissait en fait de la reprise officielle du travail pour la nouvelle année. Naissait alors la cérémonie du KAGAMI-BIRAKI qui symbolise le renouveau et la prise de position ce qui peut s’apparenter à nos bonnes résolutions. Le nouvel an est une période ayant une signification très particulière pour les japonais.
Au Japon féodal, chaque famille de Bushi offrait le “Kagami-Mochi” (gâteau de riz en forme de miroir rond) à chaque armure appartenant au chef de famille ou bien à ses fils, elle priait ensuite pour leur succès dans les combats. Quelques jours après, ces gâteaux étaient coupés en morceaux et préparés pour le “Shiruko” (soupe de haricots rouges), le “Zôni” (soupe bouillie avec des légumes), etc. … La famille et les invités les mangeaient ensuite tous ensemble. Après la chute de toute la classe militaire durant l’ère Meiji, cette tradition est tombée en désuétute, mais quelques Ryu traditionnelles la pratique toujours mais certaines modifications ont été apportées pour s’adapter à aujourd’hui. Jigoro Kano, fondateur du Judo Kodokan, a repris cette tradition au sein de son école dès 1884.
De nos jours dans le Dojo traditionnels, cette cérémonie comporte différentes activités permettant d’honorer les pratiquants, le Dojo, l’école, etc… sans bien-sur chercher à flatter l’égo. Elle peut également être médiatisée et servir d’informations et de relations avec les autorités locales, régionales, nationales. Elle est aussi l’occasion de remise de diplômes, récompenses diverses, de faire le bilan sur l’année écoulée et présenter les projets de l‘année à venir. Cette cérémonie des vœux est un moment tout à fait privilégié d’un Dojo Traditionnel où tous les Bugei-Sha peuvent se réunir sans autre but que de manifester leurs attachements à leur discipline, à leur école et leurs reconnaissances à celui qui leur enseigne ainsi qu’à ceux qui contribuent à cet enseignement (maîtres du passé, élèves du dojo, etc…).
Le salut debout RITSU REI
- C’est le salut que l’on pratique généralement sans porter d’arme. Effectué principalement à l’entrée et à la sortie du dojo, ou à la rencontre d’une personne.
1) A partir de la position naturelle debout (shizentai), diriger le regard vers la personne ou l’endroit à saluer,
2) Incliner la partie haute du corps d’environ 30°, en conservant le menton rentré et le dos droit. Les doigts glissent naturellement le long de la cuisse.
3) Revenir à la position shizentai.
- Le salut en portant l’arme est effectué comme le précédent, ou bien au début et à la fin d’un exercice qui ne nécessite pas le salut en sonkyo.
En position shizentai, l’arme est tenue de la main gauche fermée sous la garde (le pouce sur la tsuba s’il s’agit du bokken) le côté du tsuru du shinai dirigé vers le bas fait environ un angle de 35° avec le sol. Le regard est dirigé vers le partenaire. Cette position est dite du « sabre bas » (teito ou sageto)
1) Sans modifier la position de l’arme, incliner la partie haute du corps d’environ 20°.
2) Le haut du corps se redresse.
En position shizentai
1) La main gauche monte l’arme contre le bord inférieur de la cuirasse. Cette position est nommée « sabre à la ceinture », taito.
Pour revenir à la position de départ procéder dans l’ordre inverse.
Le salut en garde basse : SONKYO
- Cette forme de salut est la plus couramment utilisée, au début et à la fin de chaque exercice d’entraînement, d’assaut ou de compétition. Le déroulement est identique au précédent salut.
1) Sans quitter le partenaire des yeux, en partant du pied droit effectuer trois pas vers l’avant : droit-gauche-droit,
2) au troisième pas le talon gauche est ramené en biais derrière le talon droit.
3) Le dos restant bien droit, fléchir à fond les cuisses sur les jambes ; pendant que le corps s’abaisse, la main droite vient saisir la poignée contre la garde, la main gauche qui a laissé partir l’arme vient saisir l’extrémité de la tsuka. ( faire avec l’arme un arc de cercle de bas en haut jusqu’à être en position de garde basse, sonkyo, face au partenaire, les extrémités des armes en face l’une de l’autre).
4) Se redresser sur les jambes en pivotant sur la plante des pieds, pour se retrouver en garde chudan no kamae, les extrémités des shinai croisées, c’est le « kamaeto ».
A la fin de l’exercice, procéder, à partir de chudan, exactement dans l’ordre inverse, c’est le « osame to ».

C’est ainsi que la pratique devient :
– Un art de vivre
– Une philosophie
– Une technique de combat
La pratique apporte
- détente et souplesse
- développement des réflexes
- entretien physique et des conflits
- maîtrise de soi
- gestion du stress
- harmonie
- meilleure concentration
- confiance en soi
- gestion de l’espace
- coordination motrice
Suburi – Les exercices de coupes :
- joge buri : de haut en bas
- naname buri : de haut en bas mais en oblique
- zenshin kotai shomen uchi : frapper shomen en avançant puis en reculant
- zenshin men : armer en reculant et shomen en avaçant
- haya suburi : idem, mais suburi rapide, préparation aux oji-waza
Les coupes :
- shomen uchi : coupe shomen (de face)
- kote uchi : coupe au poignet
- do uchi :coupe du flanc
- tsuki : pique au nodo (gorge) ou mune (poitrine).
Un coup n’est valable en kendo que lorsque le combattant exécute la frappe avec détermination, une posture adéquate, la partie tranchante de son shinaï (datotsu-bu) correctement orientée sur une cible valable (datotsu-bui) de l’adversaire, et vigilance après la frappe (zanshin).
Les actions :
- seme : attaquer en pénétrant
- hiki waza : technique en reculant
- shikake waza : technique où l’on prend l’initiative
- debana waza : technique exécutée dans l’intention d’attaquer
- harai waza : technique où l’on chasse l’arme de l’axe de bas en haut par un mouvement en ellipse
- hari waza : chasser en frappant latéralement l’arme de l’adversaire
Toutes les techniques où l’on prend l’initiative peuvent être exécutées en omote (à l’endroit, flanc gauche du sabre) ou en ura (à l’envers, flanc droit du sabre).
- nuki waza : technique d’évasion, d’esquive
- suri age waza : technique en « glissant, soulevant » comparable à harai waza
- kaeshi waza : technique où l’on retourne l’action
Code moral arts martiaux
Créé en 1985 par Bernard Midan, sur la base du code d’honneur et de morale du collège national des ceintures noires proposé par Jazarin sur la base du texte de Nitobe.
- La politesse, c’est le respect d’autrui
- Le courage, c’est faire ce qui est juste
- La sincérité, c’est s’exprimer sans déguiser sa pensée
- L’honneur, c’est être fidèle à la parole donnée
- La modestie, c’est parler de soi-même sans orgueil
- Le respect, sans respect aucune confiance ne peut naître
- Le contrôle de soi, c’est savoir taire sa colère
- L’amitié, c’est le plus pur des sentiments humains.






