Thomas et Marc ont réussi l’examen pour le grade de shodan à Bruxelles fin août 2011
Suite au stage de kendo à Thourotte le 29 octobre 2011
Florian et Pascal se préparent pour le passage de grades.
Les habitudes de politesse dans la pratique du kendo font qu’au début et à la fin de l’entraînement dirigé, les pratiquants saluent le, ou les, enseignants et se saluent entre eux.
- Le sempai, c’est-à-dire le pratiquant le plus ancien, ou le capitaine de salle, donne les ordres. « Sei retsu » donne l’ordre de s’aligner face au kamiza et à l’enseignant.
- les pratiquants sont alignés par ordre décroissant de grade de la droite vers la gauche. Quand les grades sont équivalents c’est l’ancienneté dans le dojo qui détermine la place de chacun.
- Le sempai donne ensuite l’ordre de prendre la position agenouillée, « seiza ».Avancer la jambe droite en premier pour descendre le genou gauche à terre. Bien veiller à ce que le shinai ne heurte pas le sol pendant le mouvement c’est d’un très mauvais effet !
Les pratiquants en armure doivent ensuite disposer l’équipement devant eux légèrement sur la droite de façon à se ménager de la place pour le salut. On place d’abord les kote qui serviront de réceptacle pour le men. Le matériel doit être correctement préparé AVANT le salut. Dans le men, les himo sont bien pliés, le tenogu.i recouvre enfin le casque. Il existe aussi une variante où le tenogu.i est plié dans le casque.
- Avant de poursuivre le sempai veille à ce que l’alignement des casques soit parfait puis donne l’ordre de se préparer à la méditation. «, mokuso ! ».
Ce moment est important puisqu’il doit permettre de faire le vide dans son esprit afin de mieux se concentrer sur l’étude qui va suivre. La posture est celle de la méditation zen : main gauche posée dans la main droite, le bout des pouces se touchent ; la nuque est légèrement dressée, sans raideur, le regard est fixé à quelques mètres devant soi sans focaliser sur un point précis, le bout de la langue pointe vers le voile du palais. La respiration est profonde et par du ventre.
- Après ce léger temps de concentration, le sempai lance “shomen ni rei” salut en direction du kamisa, puis « sensei ni rei » pour saluer l’enseignant et « otagai ni rei » pour saluer l’ensemble des pratiquants.
C’est généralement après ce salut que les pratiquants terminent de s’équiper à l’indication « men o tsuke », puis se relèvent le shinai dans la main gauche ; ils sont alors prêts à suivre les indications de l’enseignant.
Fin du cours
Lorsque le cours est terminé, l’enseignant fait signe au sempai qui donne l’ordre de se remettre en ligne sei retsu. Comme au début du cours, les pratiquants s’alignent. Seiza. (attention au shinai).
Les pratiquants en armure ôtent leurs kote mais doivent attendre l’ordre de retirer le casque « men o tore ». Veiller à ne pas laisser les himo traîner à terre lors de cette opération. Les replacer dans le men préalablement déposé sur les kote.
Une période de concentration plus importante et généralement plus longue suit l’ordre « mokuso ». Bien respirer avec le ventre. L’ordre « mokuso yame » indique de cesser la méditation.
Le sempai lance shomen ni rei en direction du kamisa, puis « sensei ni rei » pour saluer l’enseignant, puis « otagai ni rei » pour saluer les partenaires. Si le cours était dirigé par deux enseignants ou que l’enseignant avait des assistants, ils se saluent avant l’ordre « otagai ni rei ».
Si l’enseignant ne prend pas la parole, le cours est alors terminé et les pratiquants peuvent plier leur bogu et quitter le dojo.
Notre sensei Georges, émaille ses cours de réflexions fort pertinentes, aussi ai-je retenu l’une d’elle : ” l’intelligence de l’homme est dans ses mains “.
Bien sûr il s’agit là d’une image démontrant l’importance de nos mains lors des frappes ; Mais pas seulement, en effet les artistes, les compagnons du tour de France et leurs fameux ” chefs d’œuvre “, les artisans, les sportifs, le chirurgien, sont concernés par cet aphorisme.
Je rapprocherais cette réflexion d’une remarque que j’ai entendue il y a plus de quinze ans venant de Monsieur Hamot. Pendant un cours qu’il délivrait aux élèves enseignants, il nous a dit que lorsque une frappe était délivrée correctement, il y avait comme un petit picotement à l’intérieur de nos mains, une sorte de satisfaction ressentie dans nos paumes, mais il pondéra notre enthousiasme par un : ” ne vous emballez pas, cela ne vous arrivera pas souvent ! “.
Hélas oui, le ippon parfait n’existe pas, plus nous progressons dans la Voie, plus il s’éloigne, parce que nous devenons plus exigeant.
Monsieur Courtine, l’un des plus grands judokas que la France ait connu, avouait que dans sa longue carrière, il pouvait compter sur les doigts d’une seule main les ippon satisfaisants.
Alors qu’en est-il de la ” jouissance ” de nos paumes, de l’intelligence de nos mains… Mes très chers frères d’arme, je vous laisse à vos sensations…
Gérard Pons
Lors des vacances scolaires, nous avons régulièrement la visite de karatékas du club “Ippon karaté ” d’Abbeville. Dernièrement, ils sont venus accompagnés de pratiquants de “kyokushinkai”, club de Seine Maritime. Ces sympatiques soirées permettent d’échanger sur nos pratiques, souvent en complémentarité. Encore merci pour ces visites
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