Notre sensei Georges, émaille ses cours de réflexions fort pertinentes, aussi ai-je retenu l’une d’elle : ” l’intelligence de l’homme est dans ses mains “.
Bien sûr il s’agit là d’une image démontrant l’importance de nos mains lors des frappes ; Mais pas seulement, en effet les artistes, les compagnons du tour de France et leurs fameux ” chefs d’œuvre “, les artisans, les sportifs, le chirurgien, sont concernés par cet aphorisme.
Je rapprocherais cette réflexion d’une remarque que j’ai entendue il y a plus de quinze ans venant de Monsieur Hamot. Pendant un cours qu’il délivrait aux élèves enseignants, il nous a dit que lorsque une frappe était délivrée correctement, il y avait comme un petit picotement à l’intérieur de nos mains, une sorte de satisfaction ressentie dans nos paumes, mais il pondéra notre enthousiasme par un : ” ne vous emballez pas, cela ne vous arrivera pas souvent ! “.
Hélas oui, le ippon parfait n’existe pas, plus nous progressons dans la Voie, plus il s’éloigne, parce que nous devenons plus exigeant.
Monsieur Courtine, l’un des plus grands judokas que la France ait connu, avouait que dans sa longue carrière, il pouvait compter sur les doigts d’une seule main les ippon satisfaisants.
Alors qu’en est-il de la ” jouissance ” de nos paumes, de l’intelligence de nos mains… Mes très chers frères d’arme, je vous laisse à vos sensations…
Gérard Pons
Lors des vacances scolaires, nous avons régulièrement la visite de karatékas du club “Ippon karaté ” d’Abbeville. Dernièrement, ils sont venus accompagnés de pratiquants de “kyokushinkai”, club de Seine Maritime. Ces sympatiques soirées permettent d’échanger sur nos pratiques, souvent en complémentarité. Encore merci pour ces visites
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FORMATIONS KENDO 2010/2011
Ces stages sont ouverts :
- Pour participer en tant qu’ élèves…
- Et pour la préparation au Brevet Fédéral de kendo.
Les places sont limitées. Dès que vous envisagez d’y participer, m’en parler (Francis)
Ces stages sont organisés par le Comité National de Kendo de la F.F.J.D.A.
Egalement formation pour le sport chanbara
Δ Francis HOLLIER :. 4ème dan – (BFHEK)
Conseiller Technique au kido-kan Friville Escarbotin Belloy
Délégué technique départemental de kendo au Comité départemental de judo de la Somme.
Association UNIVERS KIDO-KAN
AFFILIATIONS:C.N.K. FFJDA
Comité de laSomme F.F.J.D.A
Ligue de Picardie F.F.J.D.A
Participons à des stages de hauts niveaux qui permettent de rencontrer d’autres kendokas, d’échanger et de se mettre en situation.
Que vous alliez dans un dojo au Nord, au Sud de la France, ou dans un autre Pays, vous trouverez les mêmes techniques fondamentales, avec parfois quelques formes d’approches différentes, liées plus à l’enseignant.
Lorsque nous parlons de kendo aux personnes qui n’ont jamais pratiqué, souvent, elles ne voient pas l’intérêt de cette discipline. En effet, les démonstrations qui sont souvent orientées dans le combat, ne permettent pas de mesurer l’aspect bénéfique de cette discipline. Il faut absolument pratiquer pour pouvoir l’apprécier ou non.A Friville, l’objectif principal est le bien être.
“LA VOIE DU SABRE”
Le Kendo est l’escrime au sabre Japonais.
Le mot Kendo est formé du caractère Ken qui signifie sabre ou épée et du caractère DO , Michi, qui signifie route, chemin, voie. C’est la raison pour laquelle il est souvent traduit par la “Voie du Sabre”Cette escrime japonaise a pris sa forme actuelle à la fin du XIXe siècle et est devenue, quelques années après la fin de la seconde guerre mondiale, une discipline de compétition internationale.
L’origine, de cet art-martial se situe tout d’abord dans les combats auxquels se livraient les guerriers japonais sur les champs de bataille, combats qui jalonnent l’histoire du Japon du XIe au XVIIe siècle; puis dans les innombrables écoles (Ryu) où se perfectionnaient les Bushi (aussi appelés Samurai),
réduits à l’inactivité guerrière pendant la période de paix que les shôgun Tokugawa firent régner jusqu’au milieu du XIXe siècle.L’occidentalisation du japon lors de la restauration du pouvoir impérial en 1868 eut pour conséquence le déclin de la pratique du sabre durant une décennie environ. Puis, au nom des vertus qui étaient attachées à cette pratique du sabre, la tradition fut renouée avec l’élaboration du Kendo, conçu à partir des techniques les plus épurées des anciennes pratiques martiales (Kenjutsu). Pour la pratique du Kendo, le sabre est remplacé par le Shinai composé de quatre lames de bambou reliées entre elles par des pièces de cuir (on utilise aussi parfois des matériaux synthétiques).
Cette arme est suffisamment souple pour ne pas causer de blessures aux pratiquants. Sa longue poignée, Tsuka, permet le maniement de l’arme avec les deux mains.
Le bokken est une version en bois du katana. Il est plus proche de ce dernier que le shinai et par conséquent plus dangereux. Il reste toutefois employé pour l’exécution du kata.
Vêtements.Les vêtements traditionnels du kendōka sont le hakama et le keiko-gi. Ceux-ci sont généralement de couleur indigo. Plus rarement, des vêtements de couleur blanche sont utilisés pour symboliser la pureté de l’esprit. Par contre, chacun est libre de choisir ses propres couleurs et motifs en ce qui concerne la partie protégeant l’abdomen et le foulard couvrant la tête (tenugui). Le foulard permet de limiter le contact entre la transpiration et l’armure. On peut enfin noter que le grade du kendōka n’apparaît pas sur ses vêtements.
Cette tenue est complétée d’une armure de protection Bogu :l’armure du kendōka protégeant principalement les parties du corps visées et limitant ainsi, tout comme le shinai, les risques de blessure lors de l’entraînement ou des combats.Elle se compose des pièces suivantes :
-MEN: casque pourvu d’une grille métallique couvrant pratiquement l’ensemble de la tête, les épaules et la gorge
-KOTE: gants protégeant les poignets et une partie des avant-bras
-DO: plastron protégeant le ventre au niveau des côtes et qui remonte jusqu’a la poitrine
-TARE: protection couvrant le bas-ventre et les cuisses .
Au moment de la pratique, il y a trois point essentiels à retenir :la posture – la respiration – l’état d’esprit.
La posture est l’expression physique interne et externe, elle a une incidence sur le comportement.
La respiration doit être utilisée différemment. Nous n’utilisons pas la capacité dont nous disposons. Il est question de se centrer sur le Tan Tien (trois doigts sous le nombril).
L’état d’esprit, j’ai envie de dire ” vaincre l’adversaire par l’esprit avant de le vaincre par la technique” …. menace forte, vigilance, posture calme.Une bonne condition physique influence énormément l’activité intellectuelle et vice-versa. à suivre….
Week-end du 18 avril 2010 – Championnat de France Junior à Paris
Arrivé la veille à Paris, pour une première sortie de niveau national , Florian Delobelle, Marc Lesueur et Thomas Dunais sont allés repérer les lieux . C’était la fin des compétitions par équipes, donc l’ambiance y était déjà : remise des coupes ect…
Dimanche 18 avril, rendez vous à 8h au Centre Georges Carpentier pour le contrôle des licences, des armes. Quatre zones de combats étaient numérotées. Il fallait être à l’écoute et vigilant pour connaître la grille sur laquelle était inscrit chaque jeune, par catégorie, mais aussi sur quelle zone de combat se rendre.
Florian, Marc et Thomas ont bien géré toutes ces démarches.
Au regard du nombre de participants, 150 environ, la pression grimpait au fur et à mesure du temps.
Après l’échauffement individuel, les combats commencèrent .
Florian a été le premier a affronter ses adversaires . Trois combats dont deux consécutifs , il a réussi a être combatif durant le temps imposé alors que d’autres se faisaient éliminer très rapidement.. Florian a marqué un ippon (point) . Pour une première, c’est encourageant.
Marc lors d’un combat , réussit à s’imposer en marquant deux ipons en trente secondes avant la fin du temps. Il parvient à être sélectionné en 16ème de finale et effectue un quatrième combat.
Thomas a démontré une réelle énergie en même situation de combat que ses camarades.
Après trois saisons de formation, placés pour la première fois en situation de compétition nationale dans une salle gigantesque par rapport à leur club, parmi 150 Kendokas et parfois face à des ceintures noires, nos jeunes Frivillois n’ont pas démérité et tireront probablement de cette expérience, une volonté d’exceller lors d’une prochaine sortie.
La zonne de combat est de 9 x 9 ou 11X11 mètres de côté.
Un arbitre central(shinpan) et deux arbitres extérieurs.
La compétition appelée Shiai se déroule selon la règle dite : “Victoire décidée en trois points” (Sanbon Shobu), c’est-à-dire que le nombre total des points (Ippon) marqués par les deux combattants ne peut excéder trois.
Le combat dure cinq minutes pour les hommes, et 4 pour les féminines.
Les arbitres peuvent décider de prolonger le combat s’il y égalité, hikiwake, à la fin du temps règlementaire.
La victoire, ensho, c’est le combattant qui réussit à marquer le premier qui est déclaré vainqueur.
Les quatre cibles règlementaires au kendo sont :
— le men (le haut de la tête) ,
— le do (les flancs),
— le kote (le poignet),
— le tsuki (la gorge).
Les règlements officiels précisent pour la validité d’une frappe, le ki-ken-tai no ichi et le zanshin :
| “Ki-ken-tai no ichi” signifie l’esprit, le sabre et le corps unis ; on ne coupe pas seulement avec son sabre mais aussi avec son corps et son esprit. Concrètement, le shinai doit toucher sa cible avec précision en même temps que, le poids du corps élancé vers l’avant bascule vers le pied avant qui claque contre le sol ; simultanément à la frappe et au claquement du pied, le kendoka crie le nom de la cible (kiai). |
| “Zanshin” signifie littéralement “coeur qui demeure”. En pratique, le combattant doit montrer après une frappe par son état de vigilance qu’il maîtrise la fin de son action sans crainte, dans une position stable qui dissuade son adversaire de toute contre-attaque ; le combattant poursuit son déplacement vers l’avant puis se retourne en maintenant une posture correcte (en garde), prêt à reprendre le combat. |





