Ses “élèves” l’écoutent. Parmi eux, Rodolphe Hainigue. A 24 ans, il a laissé tomber le tir à l’arc qu’il pratiquait à Gamaches : “C’est un sport de combat qui m’a toujours attiré à cause de l’armure et de l’engagement. Un très bon moyen de décompresser. On laisse tout au vestiaire” Et après avoir enfilé leur tenue bleu nuit et s’être prêtés à un petit cérémonial, mélange de méditation et de relaxation, les kendokas rentrent dans le vif du sujet.

Shinaï en main (réplique du sabre composé de quatre lames de bambou), poussant par moments quelques cris de combat, ils s’affrontent. Des assauts où la notion d’adversaire prend un tout autre sens dans la bouche de Francis Hollier : “Ce ne sont pas des ennemis à battre, mais des partenaires indispensables pour progresser”. Maîtriser ses émotions, canaliser son énergie, son agressivité et faire preuve de fair-play : bien plus qu’un art martial, le kendo est un art de vivre.  RT