Pour le SHO DAN (1e DAN):
Pour l’essentiel, à ce niveau de grade, le candidat doit être capable de réaliser un MEN UCHI qui respecte la forme fondamentale (Ki ken tai no itchi) . Le Jury s’attache aussi au respect de l’étiquette, à une bonne attitude générale (verticalité du corps).
Concernant la partie KATA, le Jury s’attache à la correction des enchaînements et à la justesse des frappes. Sauf méconnaissance totale et absolue d’un Kata, ou mauvaise volonté évidente exprimée, cet exercice est rarement éliminatoire à ce niveau.
Dans le Kiri-gaeshi, il s’agit de réaliser une prestation particulièrement orthodoxe. Le candidat réalise le Kiri-gaeshi en grande amplitude. Les frappes sont franches et énergiques (sans être brutales), le kiai est fort. Après le premier Shomen, prendre sa respiration et effectuer les neufs Sayumen sur une seule expiration. Le Kiai ponctue chaque frappe jusqu’au Zanshin après le dernier Shomen.
La main gauche s’arme très au dessus du Men et évolue sur l’axe médian jusqu’à hauteur du sternum. Les mouvements sont souples et amples, les épaules bien relâchées. Tous les déplacements sont naturellement effectués en okuri-ashi, le pied gauche ne devant à aucun moment dépasser la hauteur du pied droit.
En ji-geiko, le candidat réalise des frappes correctes en grande amplitude avec Kiai fort et une grande détermination. Ne pas marquer de point ou être systématiquement contré par son partenaire (Men Uchi, Debana kote, Nuki-Do) est sans importance et ne doit pas amener le candidat à détériorer sa posture.
Pencher le buste ou la tête (sur le côté, en avant ou en arrière), lever les mains pour se défendre, prendre exagérément la position ” Tsuba-Zeriai ” sont des causes régulières d’echec.
Le ji-geiko doit être sincère. A suivre

